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vendredi 9 décembre 2016

L'essai mystère 2016... le riz!

Graines de riz
Oui, le riz ne pousse pas uniquement dans des rizières...

Mais, visiblement, il ne pousse pas dans le Tarn!

Semis le 30 avril, dans une terre à peine réchauffée. La lune était favorable au semis, mais, c'était sans compter sur la météo! 
Semis

Le mois de mai a été froid, et le riz a besoin d'une somme de température élevée pour germer. Finalement, presque 5 semaines ont été nécessaire afin de voir naître le petit riz! 
Donc, du retard a été pris, la parcelle s'est vraiment salie... les rangs de riz sont bien là, il ne pousse pas! 
Parcelle vers la mi-juillet

Après le mois de mai froid, il y a eu un début d'été peu ensoleillé, donc, une croissance insuffisante. 




Et nous voilà en octobre, avec une petite parcelle de riz qui ne sera pas récoltée! 
Difficile de dire pourquoi le riz n'a pas poussé. Mauvais départ, c'est sûr : la terre n'était pas assez réchauffée, mais, ensuite, la pluviométrie aurait du être suffisante entre juin et juillet pour assurer un développement normal. L'irrigation aurait été nécessaire en août. 

C'est dommage, j'aurais bien aimé proposer un jour du riz "made in Tarn", mais, ce n'est visiblement pas une culture adaptée à ma région. 

jeudi 8 décembre 2016

Enfin... bio!


Enfin en bio... sur un tiers de mon exploitation, le reste sera en bio dans 1 an. 

Finalement, le temps de la conversion passe vite! Tellement vite que la région n'a pas eu le temps de me verser les aides promises liées à ma conversion... Bref, inutile de polémiquer, ces aides arriveront bien un jour (ou pas!)

Bref, VIVEMENT LES PROCHAINES RÉCOLTES... pour enfin avoir de bonnes choses à vendre!

Mes premières récoltes (enfin, si tout se déroule normalement!) seront du blé (des variétés anciennes & plus modernes), du petit épeautre, des pois chiches, du carthame, du sarrasin, et peut-être du chia.

Rendez-vous dans quelques jours pour faire le point sur mes récoltes 2016, et mes projets 2017.
Le temps passe vite, et je vois que je n'écris pas souvent sur mon blog, mais, je vais me rattraper dans les prochaines semaines puisque mes semis sont quasiment terminés!

mardi 6 septembre 2016

Le carthame pousse...


Photographe : Agnès BALARAN
Suivi des parcelles de carthame…

Voilà le seul essai de l’année qui semble être réussi !

Semé le 27 avril 2016, (lune favorable!), le carthame est né rapidement et il s'est bien développé. Constat étonnant, il s’est mieux développé dans les parcelles à plus faible potentiel que dans les parcelles plus favorables à l’agriculture.

Les fleurs étaient jaunes – oranges, créant des paysages originaux à une période où peu de plantes étaient en fleurs (fin juillet, début août). Les parcelles sont restées propres pour le moment!

Dans quelques semaines, il va falloir moissonner, et c’est seulement à ce moment-là que je vais pouvoir savoir si cette culture est intéressante. L’étape suivante sera de presser les graines afin de connaitre le taux d’huile, et ainsi déterminer si cette culture restera dans mon assolement ou non.


On croise les doigts car cette plante me plait beaucoup !
Moisson prévue dans 2-3 semaines environ!








dimanche 4 septembre 2016

La surprise de l'été : Le mélilot!

Une culture s'est invitée dans un champ!

L'année dernière, j'ai semé du mélilot. Je ne connaissais pas cette plante, mais, elle semblait intéressante pour reposer le sol, et surtout laisser plein d'azote pour les cultures suivantes!
Bref, une chose m'avait échappée... le mélilot est une bisannuelle : elle pousse deux ans de suite!
Et si la première année, elle mesure 80 cm environ de haut, la seconde année elle mesure presque 3 mètres, et ressemble en fin de cycle à un petit arbuste.


Le mélilot : Cette légumineuse bisannuelle ne craignant pas l'asphyxie améliore les terrains maigres, surtout calcaire. Elle peut jouer un rôle de précurseur avant une culture de luzerne en terrain difficile pour cette dernière. Elle peut être semée au printemps dans les céréales d'hiver et incorporée l'année suivante avant une culture de printemps ou en fin d'été. Dans ce dernier cas, elle devient un relais de rotation qui peut suivre une orge d'hiver, un mélange céréalier ou toute autre culture venant après les plantes "gourmandes". (Extrait p78 - Assolements et rotations, choisir, répartir, ordonner et associer les cultures - Joseph Pousset, Ed. France Agricole)

Bilan : de la graine moissonnée (pour en semer à nouveau? pour essayer d'en extraire de l'huile essentielle?...)
Et surtout un sol bien nourri et couvert tout au long de cet été, et pour quelques mois encore car il y a beaucoup de résidus au sol.

Une inquiétude? Cette plante va-t-elle m'envahir les champs dans les années à venir ou bien est ce que je vais arriver à la gérer?
Résultat... l'année prochaine!




La moissonneuse est venue récolter les graines, et donc, j'ai 500 kilos de graines de mélilot dont je ne sais pas quoi faire à ce jour! 

mardi 10 mai 2016

Les essais printaniers : Billet sur les 2 premiers essais ! (Sur 4 essais) - Carthame

Carthame, puis carthame associé à la cameline.


Afin d'exploiter au mieux le potentiel de mes parcelles, je cherche à diversifier mes cultures. J’ai découvert le carthame dans le Gers, et aujourd’hui, j’essaye cette culture sur mon exploitation.

Qu’est ce que le carthame ? (Carthamus tinctorius) est cultivé pour ses graines oléagineuses, dont l'huile est appréciée en cuisine et en cosmétique. Autrefois, sa culture était courante en France. Le Larousse Agricole du début du siècle dernier (celui en deux tomes de 1929) présente la culture, puis au fil des éditions, l’article consacré se réduit jusqu’à disparaître dans la dernière édition. 
De nos jours, cette culture d'été est peu produite en France, alors qu'elle est peu gourmande, et 
ne nécessite pas d’irrigation. Toutefois, sa teneur en huile est faible, tout comme le rendement espéré.

Pourquoi faire cet essai malgré tout ? 
Car c’est une plante rustique qui, je le pense, s'adapterait à mes sols et trouverait sa place dans mon assolement, sur les parcelles non irrigables à faible potentiel pour des grandes cultures "classiques".

La première étape est de me frotter à sa culture, et ensuite de trouver un débouché rentable dans les conditions de production qui sont les miennes.

Préalablement au semis, le sol a été travaillé superficiellement, avec un combiné herse-rotative/semoir à céréales. Le semis a été fait le 27 avril, soit un jour lunaire favorable. Le surlendemain, les 25 mm de pluie environ ont favorisé une bonne implantation.

Sur une des trois parcelles, la culture est associée à la cameline, car le cycle de ces deux plantes est sensiblement identique. En revanche, le carthame s'implante lentement, contrairement à la cameline. Je souhaite tester leur complémentarité, à savoir si le salissement sera limité par la cameline, sans pénaliser le développement du carthame..

A suivre...


Photo du 9 mai 2016 : Le carthame est né!



dimanche 7 février 2016

La haie est plantée!

Selon vous, qu’est ce qui permet de favoriser la biodiversité, mettre en valeur le petit patrimoine, lutter contre l’érosion, nourrir le gibier et créer de la cohésion citoyenne ?

La plantation de haies bien sûr!


Samedi 6 février 2016 a été "ma" journée plantation de haie de cette année!

Comme je l'ai évoqué dans quelques articles de ce blog, j'ai souhaité, dès ma première année d'agricultrice commencer à planter des haies. Et sous l'influence des incroyables comestibles... je plante des haies... plutôt comestibles! 

Voilà les plants mis en place : 
Arbre de judée, aubépine, camerisier à balais, cerisier Ste-Lucie, chêne pubescent, chêne vert, cognassier, cornouiller, églantier, érable champêtre et érable de Montpellier, frêne oxyphille, micocoulier, murier blanc, alaterne, poirier franc, prunellier, genévrier commun, tilleul des bois; ainsi que 6 arbres fruitiers "anciens" qui viennent du conservatoire de Puycelsi : Cerisier (2), poirier, pommier, cognassier et pêcher de vigne.



Le jour de la plantation a été une journée formidable! 

Jean Bechereau, un chasseur attentif aux plants!
L'association de chasse de Virac m'a donnée un sacré coup de main! Nous nous sommes retrouvés à 17, et la répartition du travail a été efficace puisque à 11h50, l'apéro pouvait être servi! ... Bref, un très grand moment de convivialité! Voici quelques photos des volontaires  (Photos prises par Agnès BALARAN, la conceptrice paysagère qui m'a aidée dans ce projet)


Un chasseur motivé : Patrick Galaup!
En effet, si j'ai vu dans la plantation de cette haie un moyen de lutter contre l'érosion éolienne et une manière d'abriter les insectes pollinisateurs, le président de la société de chasse, Thierry Blanc a vu avec ce projet le moyen de nourrir et protéger le gibier sur un secteur de la commune peu favorable à cela actuellement. Bref, je suis heureuse que ce projet de biodiversité ait permis de rapprocher agriculture bio et chasse! 

Pour cette première année, la haie va me permettre de lutter contre l'érosion éolienne sur une première parcelle particulièrement exposée, et aussi de mettre en valeur un "oustalous", c'est à dire, une petite cabane construite en 1840 pour abriter les paysans de l'époque. (D'où l'intérêt d'avoir pu bénéficier des conseils d'Agnès Balaran! - Si vous avez un projet, n'hésitez pas à me demander ses coordonnées). 
L'oustalous mis en valeur
Une partie des chasseurs autour de leur président Thierry Blanc

Et enfin, cette journée aura été aussi l'occasion de croiser Madame REDO, Maire de Virac, qui est également conseillère départementale, et Monsieur Didier Bonnefous en tant que représentant de la fédération de la chasse tarnaise afin d'échanger sur la promotion et le déploiement de ce type d'action à l'échelle de la commune. Beaucoup d'idées ont été lancées (impliquer les écoles par exemple, informer l'ensemble des propriétaires sur les avantages à planter des haies...), et Madame le Maire s'est engagée à organiser une réunion d'information prochainement, ainsi qu'à étudier au cours d'un conseil municipal la participation financière de la Mairie.
A suivre dans les prochains mois... mais, j'ai beaucoup pensé ce jour là à "la part du colibri"...

samedi 30 janvier 2016

INVITATION : Plantation de haies, samedi 6 février 2016!


Quel est le point commun entre la FONDATION YVES ROCHER, le CONSEIL GENERAL DU TARN, et MON EXPLOITATION?



... des arbres et des arbustes qui vont être plantés sur mon exploitation!


Je vous invite Samedi 6 février 2016, à m'accompagner dans ma plantation de 503 mètres de haie sur mon exploitation.

La journée commencera vers 8h30 par un café-croissant, puis à 9h, début de la plantation! Vers 12H30-13H, pause apéro, soupe de légume,aligot-saucisse, dessert, café, pousse café!
(Comme je suis sûre de nos compétences... la matinée sera suffisante pour planter cette haie!)

La météo s'annonce clémente pour cette journée de samedi, toutefois, je vous conseille de venir chaudement habillé car le vent peut être frais.


Cette haie... qu'est ce que c'est exactement?


Quelques "grands arbres" comme des érables champêtres, chênes pubescents, chênes verts, tilleul...
Quelques arbustes de taille moyenne comme des érables de montpellier, des cognaissier, des poiriers francs...
Et enfin, quelques petits arbustes comme des prunelliers, des églantiers, des aubépines...

J'ai également souhaité rajouter des genévriers (qui poussent naturellement à Virac), et quelques variétés anciennes d'arbres fruitiers (Cerisiers, poirier, pommier, cognassier et pêcher de vigne).

L'association ARBRES ET PAYSAGES TARNAIS m'a accompagnée dans ce projet.
Le département du Tarn finance une partie de ce projet également, tout comme la fondation Yves Rocher (pour la partie des "grands arbres").
(Donc, le restant à ma charge est d'environ 3€ le mètre)


Une haie comestible?

Par rapport à la haie initialement proposée par l'association, j'ai apporté quelques modifications car je souhaitais que ma haie soit comestible. 


Et ensuite?

Je veux améliorer l'aspect comestible de mes prochaines plantations. J'y pensais déjà un peu, mais, en assistant à la conférence de Pamela Warhurst, co-fondatrice des "incroyables comestibles", l'idée de la comestibilité de la haie m'est apparu comme une évidence! Je reviendrai sur ce projet dans un prochain article.

Mais, n'oubliez pas... SAMEDI 6 FEVRIER, vous êtes les bienvenus sur mon exploitation. 
Un petit message de votre part jeudi soir au plus tard me permettra d'ajuster le repas pour que tout le monde mange correctement, et sans devoir jeter trop de quantité à la fin!

A bientôt!

Vanessa.

http://www.yves-rocher-fondation.org/plantons-pour-la-planete/
http://arbrespaysagestarnais.asso.fr/
http://www.tarn.fr/Fr/Pages/default.aspx







vendredi 15 janvier 2016

Tour des parcelles de Virac avec Frédéric THOMAS


Qui est Frédéric THOMAS?
C'est avant tout un agriculteur solognot (De Sologne... je remercie le premier lecteur qui me confirmera le nom des habitants de sologne!), mais aussi, consultant, formateur en agriculture de conservation, et fondateur-rédacteur en chef de la revue TCS. C'est aujourd'hui un expert en agriculture de conservation. Il défend et promeut une agriculture sur sol vivant, c'est à dire productive, économe et réellement durable.
http://agriculture-de-conservation.com/-Frederic-Thomas-.html

Mercredi 13 janvier 2016, dans le cadre d'une formation organisée par la chambre d'agriculture du Tarn, j'ai pu bénéficier des conseils de Frédéric THOMAS sur mon exploitation.

La formation en question a débuté par deux journées en 2015 et s'est terminée mercredi.

L'objectif était de réfléchir à la mise en place d'assolements et rotations, spécifiques à l'agriculture biologique, et visant à appliquer les méthodes de l’agriculture de conservation, à savoir, le non-travail du sol, la couverture permanente du sol.

Si il parait difficile à priori d'imaginer une exploitation bio en TCS, l'intervention de Frédéric THOMAS a permis de remettre en perspective les éléments importants pour mener à bien les cultures : 


  1. Avoir un sol vivant --> Travailler sur une couverture "permanente" du sol, enchaîner les cultures à récolter ou à laisser pour le sol, limiter le travail du sol, ou le supprimer lorsque cela est possible.
  2. La fertilisation : Apporter de l'azote "naturelle" à nos cultures --> Travailler sur les rotations, les intercultures, la localisation de la fertilisation.
  3. Le salissement --> Travailler sur le rotations (alterner les cultures d'été/d'hiver; alterner les céréales, les légumineuses, les crucifères...)

Chaque point mériterait un long développement... Le site http://agriculture-de-conservation.com donne de nombreuses explications.

Sur mon exploitation, nous nous sommes attardés sur une des parcelles de blés implantés dans une jeune luzerne. Les remarques et conclusions ont été plutôt rassurantes : le semis précoce sans destruction de la luzerne a permis une bonne implantation du blé, le broyage de la luzerne post semis a apporté de l'azote au blé en début de cycle.

Mon itinéraire depuis l'implantation de la luzerne :
  
- Mois d'avril : Semis de la luzerne après un travail du sol sur 10-15 cm (Travail réalisé à l'automne, puis repris début avril). L'objectif de profondeur de semis de la luzerne était inférieur à 1 cm. 

- Mois d’août : Broyage de la "première" coupe de luzerne car très sale...

- 15 octobre : Semis des blés dans la luzerne, en semis direct (avec un semoir à dent, aitchison), à une profondeur d'environ 1 cm.

- 16 octobre : Broyage de la luzerne.

Et depuis... le blé pousse... la luzerne aussi...

A aujourd'hui, je dirais que le blé est bien implanté, son développement est correct. 
Les conditions plutôt douces de cet automne ont également permis une croissance des pieds de luzerne plus important que ce que je pensais... donc, visuellement, le champ est très vert! (et aussi un peu sale!)



 


Où en est le blé?

Mon blé est au stade tallage. Il lui reste environ 6 mois avant la moisson. 
Je posterai régulièrement des photos de ce blé. J'espère que cet essai sera concluant car ce serait la première étape d'une "agriculture biologique de conservation"! 

Bref, ce n'est pas facile de se projeter dans un système où on couvre le sol en permanence, tout en maîtrisant les adventices et en cherchant à produire. 

L'observation, les essais, la lecture & documentation me permettront je l'espère de trouver un système qui pourra fonctionner sur mes parcelles.

Ce sera le défi des années à venir!

dimanche 8 novembre 2015

Semis dans le couvert estival

Le mois d'octobre avançant, et après avoir semé le blé dans la luzerne, j'ai préparé puis semé un méteil d'orge et de pois protéagineux le 31 octobre.

La préparation semblait simple : il fallait mélanger des pois et de l'orge...

Mais, lorsqu'on sait qu'il faut manipuler 3 tonnes de pois et 2,4 tonnes d'orge (100 kilos de pois par hectare et 80 kilos d'orge)... on essaye de réfléchir à une méthode efficace qui évitera de se casser complètement le dos dès la première année de ma vie d'agricultrice! 

Bien sûr, si j'avais su à ce moment là que mon voisin avait une mélangeuse... je pense que j'aurais passé un petit coup de fil! 

Mais, comme je ne le savais pas, et après avoir essayé à la bétonnière et pris peur (Car celà faisait beaucoup de manipulations : Au moins deux fois la quantité, soit 10,8 tonnes!)... il a fallu réfléchir et surtout faire avec le matériel présent sous mon hangar!

Résultat : On met la semence dans une vieille remorque à vendanger (Une remorque qui a une vis sans fin au fond!), on trouve une grand récipient pour récupérer la semence expulsée par la remorque (dans mon cas, un vieux frigo qui devait partir à la déchetterie... oui, un très vieux frigo de l'époque où ils étaient encore fabriqués en fer!) une vis à grain de petite taille pour reprendre le grain de ce récipient et le remettre dans la remorque... et au bout de quelques minutes à tourner de cette manière le grain était mélangé; il ne restait plus qu'à orienter la vis vers des bigbag pour faciliter le transport! Bref... deux jours de mise en place malgré tout pour ce système qui parait si simple à décrire!!

Donc, une fois cette semence enfin prête... j'ai un peu croisé les doigts pour que le semoir passe bien dans le couvert... Car il faut bien l'avouer, semer dans un couvert n'est pas encore une méthode très répandue.

J'ai donc semé ce mélange orge/pois dans le couvert semé cet été après les moissons. Voici une petite vidéo : 



Globalement, tout s'est bien passé. Cette parcelle n'était pas encore en conversion le jour du semis pour une raison simple; il y avait beaucoup de repousses d'orge issues de la culture précédente, et j'ai fait le choix pour ne pas trop pénaliser la première récolte de désherber ces repousses le lendemain du semis. Cette parcelle a donc connu son dernier produit chimique le 2 novembre... elle est maintenant en conversion!

Compte tenu de mon matériel (notamment le semoir Aitchison et l'absence de rouleau à l'avant du tracteur), a-t-il été facile de semer dans le couvert?

Oui... sur la partie du couvert "niger/carthame/radis chinois/repousses d'orge". Le semoir passe plutôt facilement. Il a toutefois eu du mal à refermer le sillon par endroit. Celà s'explique probablement par l'humidité du sol et l'argile présente.

Non... sur la partie du couvert "niger/carthame/radis chinois/avoine brésilienne/vesce/repousses d'orge". Le semoir ne pouvait pas avancer : la vesce bloquait tout... Il a donc fallu en urgence broyer ce couvert. C'est dommage car l'intérêt d'un couvert qui reste accroché au sol est de le couvrir longtemps et donc de le protéger de l'érosion notamment. En le broyant, il va être très vite assimilé par le sol. Mais, je n'ai pas eu le choix.

Il faut donc retenir pour l'avenir que la vesce n'est pas compatible avec un semis direct, sauf en utilisant le broyeur avant... Je vais donc essayer de chercher une autre légumineuse qui pourra apporter de l'azote naturelle à mes cultures.

Mes semis sont maintenant presque terminés. Il me reste une parcelle de blé-féverole (Parcelle test de l'inra) à semer, un couvert à mettre en place sur une petite parcelle qui sera semée au printemps, probablement avec du carthame en "pur"!
Bref, il me reste... 2ha à semer... je devrais y arriver car la météo semble encore clémente pour quelques jours.

vendredi 23 octobre 2015

Plantation de haies avec Arbres et Paysages Tarnais & Yves Rocher

Photo extraite du site arbres et paysages tarnais

Cette semaine aura été également l'occasion de préparer la plantation de deux haies : Une haie en bordure de route, sur une petite colline où l'érosion éolienne est importante, et une autre pour m'isoler d'une vigne notamment, cultivée en conventionnel. (Je n'ai rien contre le vin conventionnel... mais, les traitements sont nombreux, et les risques de contamination de mes champs non négligeables).

Au total, c'est plus de 500 mètres qui vont être implantés cette année.

Les haies sont importantes dans le paysage. 
Tout d'abord, elles participent au paysage, elles embellissent les campagnes!
Ensuite, elles favorisent une meilleure biodiversité en abritant et en nourrissant le gibier, les oiseaux, et insectes.
Elles participent également à la lutte contre l'érosion des sols...
Bref, elles sont utiles!

Mon rêve serait un jour d'avoir l'ensemble de mes parcelles entourées de haies... Mais, je vais avoir du travail!!

Le petit coup de gueule de la journée concerne le financement...
Même si le site de l'association Arbres et Paysages Tarnais parle de 80% de subventions, (Oui... je remets en doute les 80% annoncés!) le restant à la charge de l'agriculteur est important.

La facture pour l'agriculteur est de 3,5€ par mètre environ, et à cela se rajoute le travail : Préparation du sol; mise en place du film; plantation; arrosage éventuel les premières années; entretien... 

SI j'en parle expressément ici, c'est que le financement est bien plus favorable dans d'autres départements limitrophes : En Haute-Garonne, le restant à charge est la plantation et l'entretien... Visiblement certains départements ont mieux compris que d'autres l'intérêt des haies!!
Il n'y a pas que l'agriculteur qui a à y gagner!!

Je veux également mettre en avant l'action de la fondation Yves Rocher car elle participe également cette année au financement des plants :

http://www.yves-rocher-fondation.org/fr/fr/plantons/plantons_dans_nos_regions/

Leur initiative est belle. Ils ont déjà financé la plantation de nombreux arbres à travers le monde, aujourd'hui, ils se recentrent sur la France. 
L'ensemble des actions allant dans l'accompagnement de l'Homme vers le maintien ou l'amélioration de la biodiversité est à mettre en avant!

 Dans trois mois environ... la plantation!

lundi 19 octobre 2015

Les semis d'automne ont commencé!

Début du semis dans le couvert de luzerne

Samedi 17 octobre... début des semis d'automne.
Cette année, il y aura du blé caractérisé par ses pailles "hautes" (un article sera consacré au choix de ce type de blé pendant l'hiver!); de l'orge et des pois (ensemble); du blé et des fèveroles (ensemble). Je ne reparle pas ici de la luzerne car elle est déjà implantée.


Semence importante!
Les jours qui ont précédés, j'ai reçu les jolies graines, j'ai réglé le semoir (enfin... j'ai surtout regardé!) et j'ai choisi les parcelles.

Bref, samedi 17 octobre, tout était prêt.

Le semis a commencé vers 13h, après la disparition presque complète de la rosée car mon blé sera dans un couvert vivant de luzerne.

Et là, "panique"... il faut dire que très peu d'agriculteurs sèment directement dans un couvert permanent, et j'ai eu un long moment de doute...
Les graines semées sont précieuses, et je me suis demandée si je ne faisais pas une erreur.

Si tout se passe bien : 
Après le semis, la luzerne va être broyée. (celà sera fait d'ici quelques jours... il a plu, la luzerne doit sécher un peu!)
Le blé germera ensuite, et assez rapidement devrait dépasser la luzerne qui va entrer dans sa période de repos...
Le blé poussera tout au long de l'hiver, profitera un peu je l'espère de l'azote laissée par la luzerne.
Au printemps, le blé continuera à évoluer, dépassera la luzerne, et un jour sera prêt à moissonner; pendant ce temps, la luzerne se développera sans porter préjudice au blé...
Et j'aurais donc une récolte de blé, et un champs "propre" avec une luzerne déjà implantée...

Mais, tout celà, c'est la théorie...
Reste à voir la pratique... et là, c'est un peu angoissant!


Il faut parfois (souvent? toujours?) croire en ses idées !

Alors, voilà, mon premier semis de l'automne, c'est un semis de blé dans un luzerne...
J'ai essayé de faire une petite vidéo...



J'espère maintenant ne pas être obligée de reparler de cette parcelle comme d'un essai non concluant!

Prochaines étapes de ces semis d'automne : Semis de orge/pois dans mon couvert estival, puis semis de orge/pois dans une parcelle travaillée superficiellement et enfin, semis de blé/fèverole (essai INRA) sur une parcelle travaillée superficiellement.
L'objectif est de terminer les semis avant la fin du mois d'octobre...


lundi 28 septembre 2015

Et la luzerne semée en août?

Cette luzerne, implantée directement dans le chaume (précédent orge ou blé - avec un semoir à dent : semoir aitchison)  partir du 20 août est correctement née... merci la météo car il a plu régulièrement depuis l'implantation, et les journées ont été relativement chaudes!

Source : AN MARTENSEN - Alfalfa and Alfalfa improvement 1988

Nous sommes à plus d'un mois du semis, et la plante est à un stade satisfaisant pour la saison. Il faut maintenant qu'elle grandisse encore un peu pour passer l'hiver sans inquiétude!

Rdv dans quelques semaines, au moment des premières gelées!


dimanche 27 septembre 2015

Quelques nouvelles du couvert !


Les nouvelles sont plutôt bonnes... 

Le couvert a continué à se développer! 

Il est vert, dense, et finalement très peu d'adventices sont nées, juste quelques pieds de datura... (qui est malgré tout, une jolie plante, mais, très toxique!)

Au plus haut (cf. photo), le couvert atteint 1,5 - 1,6m. La densité de semis paraissait trop importante, mais, finalement, cela n'a pas été un facteur limitant, du moins pour le niger... car comme constaté il y a quelques semaines, c'est bien le niger qui domine, même si le radis se défend bien. 

Quant au carthame... il est rare! Les quelques pieds présents sont jolis, mais, par rapport au nombre de graines semées, c'est décevant. 

Je pense qu'il y a plusieurs raisons à cela : 

  1. Problème de profondeur de semis? L'ensemble du couvert a été semé à la même profondeur, c'est à dire, environ 1 cm, et en condition très sèche; la graine de carthame n'aime peut-être pas le semis direct...  Cette graine ressemble au tournesol, et le tournesol est rarement réussi en semis direct. 
  2. Problème de concurrence... la forte densité globale du semis, ajouté aux repousses d'orge ont couvert le sol très très rapidement après le premier orage. Il est possible aussi que le carthame n'ait pas eu suffisamment de lumière pour naître!
  3. Problème de semences (N'ayant pas fait de test de germination, je ne peux pas exclure ce facteur).


Je pense que le développement maximum du couvert est atteint car les premières fleurs de niger et de carthame apparaissent.



Ci-dessous, une petite vidéo qui résume l'essai depuis le semis et jusqu'à aujourd'hui : 




Le dernier post sur ce couvert sera, je l'espère pour vous présenter le couvert... en fleurs, et aussi, pour parler de sa destruction (Oui, car aucune récolte n'est prévue... l'objectif de ce couvert est seulement de nourrir la terre!).

Rdv dans quelques jours!

A suivre!

lundi 31 août 2015

Un couvert... qui remplit bien sa première fonction : Couvrir le sol!

Un couvert... vert! 

Il ne reflète pas complètement ce que j'ai semé, mais, il est agréable à regarder car il couvre bien le sol!

La hauteur moyenne est maintenant de 40cm, très dense!

J'ai implanté essentiellement du carthame, du radis dit chinois (!!), et du niger. 



Bilan à mi-parcours : 

Le carthame : Le grand absent! Quelques pieds sur la parcelle, mais, il en manque. C'est une grande déception car je voulais voir comment cette plante se comportait sur mes parcelles.
Carthame le 29 aout
Elle présente potentiellement un grand intérêt en bio car l'huile extraite de ses graines est particulièrement agréable en cuisine et en cosmétique. Il est possible que l'absence de plant vienne d'une mauvaise qualité des graines... car de nombreuses graines étaient "vides"; il est également possible de cela vienne du semis direct dans une terre très dure (pendant la période de sécheresse au début de l'été)...  

Le radis chinois : Il a trouvé sa place dans le couvert. La partie aérienne est correctement développée, c'est maintenant à la racine de se développer et surtout de contribuer à décompacter le sol superficiellement.

Radis le 29 août

Cette plante ne présente pas d'intérêt majeur en bio (même si la racine est comestible). Toutefois, en couvert, elle se développe même en sol dur et tassé. Elle contribue à décompacter le sol en surface.

Le niger :  Présente, développée, cette plante est incroyable car elle se développe rapidement malgré une concurrence importante et peu d'eau à sa disposition; toutefois, elle semble appétente pour les limaces!

Niger le 29 aout

Je pense que je vais retenir cette plante pour mes prochains couverts car elle semble adapté à la région; mais pas en "pur" car son développement malgré la concurrence, signifie qu'elle n'est pas un frein au développement des adventives. 
Concernant sa destruction, la nature le fait très bien puisqu'elle ne supporte pas le gel, et disparaît dès 0 degré.


Et... des repousses d'orge! très nombreuses - on en voit sur toutes les photos!

Alors finalement, pourquoi ne pas se contenter des repousses d'orges? 

Parce que le travail des plantes dans le sol est également important. Les parties aériennes et racinaires sont toutes les deux importantes pour nourrir le sol; et pour chacune des plantes, la racine est différente :

Le radis a une racine qui pénètre facilement le sol, même si celui-ci est sec et tassé. Après environ 6 semaines, on peut constater que la racine est encore loin de ressembler à un radis géant!!

Radis - 29/08/15
 Le carthame a une racine assez grosse et très pénétrante. De la même manière que le radis, cette racine contribue à améliorer la structure du sol naturellement (C'est à dire, sans mécanisation).
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Carthame - 29/08/15
Les repousses d'orge : Le système racinaire de l'orge au moment de son implantation est superficiel, mais dense. On comprend mieux pourquoi il faut l'implanter à l'automne, au moment où le sol reste humide, même superficiellement.
Orge - 29/08/15
Le niger : Sa racine est plus fine que celle du radis et du carthame. Toutefois, elle est assez large, et l'implantation est relativement profonde.
Niger - 29/08/15

A suivre... le prochain bilan sera fait vers le 15 septembre!